Je suis de ceux qui aiment et non de ceux qui haïssent (Antigone).
- Parce que si l'on n'est pas tendre avec ceux à qui l'on tient le plus alors rien ne sert d'être tendre.
- Parce que voir souffrir ceux qu'on aime, de loin ou de près, n'est pas une étape facile.
- Parce qu'on a enragé le jour où on a entendu : "le coeur a ses raisons que la raison ignore", simplement parce qu'on savait que c'est vrai, même si on a tenté de lutter contre, simplement parce que c'est comme ça et que, quoiqu'on fasse, rien ne changera ça. C'est ainsi depuis que le monde est monde et même si c'est pas facile à accepter, c'est bien mieux comme ça.
- Parce que c'est dans ces moments-là qu'on voudrait être une fée, un magicien, juste un faiseur de miracles qui effacerait les douleurs de l'autre.
- Parce que même en retrait, en silence, on sait qu'on sera toujours prêt à écouter.
- Parce qu'on a soi-même fui pendant bien trop longtemps pour ne pas savoir que ça ne protège de rien.
- Parce que le seul but dans tout ça, c'est vraiment de soulager l'autre par la présence si c'est son voeu, par l'absence si c'est son désir.
- Parce qu'on sait que l'autre manque mais qu'on ira jamais troubler sa retraite, parce qu'on respectera ses voeux simplement pour qu'il se sente libre et non étouffé.
- Parce qu'on se rend compte de son importance quand on commence à se réjouir de ses succès et pleurer de ses peines.
- Parce que "loin des yeux" ne veut pas forcément dire "loin du coeur".
- Parce qu'un message, même rapide, fait toujours plaisir, même sans y passer des heures.
- Parce que lire/entendre "je t'aime, tu me manques" rassure toujours plus que tous les longs discours.
- Parce que vouloir un peu de liberté, si l'autre est rassuré, n'est pas forcément vouloir l'ignorer, l'oublier.
- Parce qu'étouffer un moment, n'est pas forcément désaimer.
- Parce que tenir compte de l'autre n'est pas pour autant s'oublier soi.
- Parce que penser à l'autre ne fait pas de lui pour autant la seule préoccupation.
- Parce que les priorités de la vie n'empêchent jamais les affections, ni jamais de trouver un petit moment pour l'autre si on le veut bien.
- Parce que de toute façon, s'enfuir à l'encontre de ce que l'on ressent, ramène toujours face à cette réalité à un moment ou à un autre et oblige à mille regrets.
- Parce que vivre pleinement est certainement bien mieux que de vivre tous les regrets.
- Parce que c'est quand ils sont présents qu'il faut savoir profiter de ceux à qui l'on tient.
- Parce que quoiqu'il arrive, jamais on oublie, surtout si on a voulu le faire contre son coeur.
- Parce que se mentir à soi-même n'est jamais la solution.
- Parce qu'une lueur même faible, vaut toujours mieux qu'une ampoule grillée.
- Parce que le feu même le plus petit réchauffera toujours mieux qu'un tas de bois mouillé.
- Parce que la sincérité aura toujours quelque chose de bien plus magique que tous les artifices mielleux et hypocrites.
- Parce que même si la franchise fera toujours un peu mal sur le coup, elle restera bien plus douce que le mensonge qui pourrit tout.
- Parce que la blessure d'en face fait toujours beaucoup plus mal que sa propre plaie.
- Parce que même quand on n'arrive pas à poser des mots, des définitions, on sait, tout au fond de soi ce qu'on ressent.
- Parce que même si c'est juste un grand capharnahum, sans en avoir forcément conscience, on sait que ça reste ce qui fait qu'on se sent privilégié.
- Parce que le seul pardon possible, c'est justement de se dire qu'on a finalement absolument rien à pardonner.
- Parce que le coeur qui fait boum juste comme ça, même si c'est pas à chaque seconde, même si c'est pas dans chaque pensée, mais que ça survient au moins de temps en temps, d'un coup, sans qu'on s'y attendre, comme là maintenant, m'incitant à écrire ces mots, c'est juste quelque chose qu'on peut pas expliquer.
- Parce qu'on tombe sur un mail en triant son courrier, un vieux mail qui est juste là, alors qu'on l'avait oublié, un de ces mails qui dit : "tu resteras encore pour longtemps ma **** ***** toute tendre".
- Parce que finalement, on sait qu'il disait aussi des mots vrais, ce Jean !
- Parce qu'aujourd'hui je sais enfin ce que je veux et que j'apprends également la patience.
Alors... même si c'est maladroit, même si on ne sait que dire, même si c'est pas clair et net et qu'on saura jamais vraiment ce que l'autre a dans la tête, c'est juste là, les raisons qui font, que la confiance fait tout et qu'on sait qu'on peut avancer, que tout est vrai et qu'on peut même rester avec un bandeau sur les yeux, sans pour autant avoir peur du lendemain. Et si toi, tu n'as pas confiance en toi, moi j'ai foi en toi.