La pensée blonde au fond de la nuit

Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 01:41

Parce qu’un jour ou l’autre, il faut finir par trouver l’énergie qui manquait jusqu’alors, et répondre après une année de réflexion à ce texte si révoltant pour soi. Qu’en est-il finalement d’écrire, si ce n’est la valeur d’une expression, peut-être même parfois, l’arme de la destruction ? Quand les mots, au même titre que les silences, peuvent être doux ou ravageurs. Ecrire exige, bien plus que ça n’autorise. La soumission aux mots conduit souvent à l’expiation des maux. Quel magnifique retour sur soi-même, artistique ou seulement introspectif, que de pouvoir étaler ce « verbiage » sans pudeur qui conduit à l’exutoire et lave l’âme de ce qu’elle porte de si tumultueux. Certains disent que pour écrire, comme toute autre forme d’art, il ne suffit pas d’exister mais que c’est le lot des torturés, des écorchés. Peut-être est-ce vrai. Finalement c’est peut-être ça la clé… Notez toutefois que la remarque peut s’inverser et écrire peut faire souffrir au point de torturer. Il ne s’agit pas de remplir, aussi laborieusement que possible, de noir une feuille blanche, mais bien de laisser dans les lettres faire paraître les émotions, les descriptions, les joies mais aussi les souffrances. Alors certes, il est bien difficile de décrire ce que l’on ne connaît pas, toutefois, même si dans chaque phrase on laisse un peu de soi, il n’en demeure pas moins que la part de l’imaginaire, de la sensibilité, joue aussi un rôle exemplaire dans cette quête des mots.

 

Toutefois on peut s’interroger sur l’humilité face à l’écrire. Est-ce bien de l’humilité ? Partir du simple postulat que « l’écriture n’a pas besoin de moi pour exister mais j’ai besoin d’elle pour vivre ». C’est bien là faire le constat de son influence ou non sur le lecteur, cependant est-ce si humble que cela ? En effet, si l’on considère l’écriture comme étant une forme d’expression artistique, cela veut dire qu’il s’agit d’Art. Ors l’Art possède cette magnifique caractéristique de la tolérance et l’ouverture à chacun d’apporter sa pierre à l’édifice, de considérer la masse artistique dans sa plus grande hétérogénéité. Sa valeur principale réside dans le fait qu’il s’adresse à tous puisque ce que le lecteur n’aimera pas d’un auteur, sera aimé de d’autres etc… N’est-il pas, inversement, un peu égoïste que, dans ce caractère si humble de reconnaissance du superflu de sa propre production, c’est considéré ne pas apporter sa pierre à l’édifice et donc ne pas vouloir faire partager. Car finalement, qu’est-ce que l’art si ce n’est véritablement le partage, l’engagement et le dialogue avec autrui ? Après tout, si Montesquieu, Rousseau, Zola, Hugo et bien d’autres encore avaient eu ce discours, autant aurait-il fallu qu’ils lâchent leur plume et travaillent à la mine. Nous n’aurions alors pas partagé les magnifiques écrits, tant par la pensée que par le style, qu’ils ont pu nous laissés. Après tout, que nous ne nous trouvions peu dignes de l’écriture est une chose, cependant, que nous n’en soyons pas dignes en est une autre. Finalement le problème réside peut-être simplement dans le fait de cette incertitude totale, cette incapacité continuelle à évaluer ses propres écrits. C’est bien pourquoi c’est si dur d’écrire, de laisser ses tripes à l’air et de les étaler sur la feuille blanche qui se noircit un peu plus au fil des mots. Cependant, si la force qui se dégage de soi, délivrant l’adrénaline et transportant dans des états seconds, tels que peuvent l’être parfois certains athlètes, il n’en demeure pas moins que c’est aussi s’enfermer dans une bulle pour dresser des murs. Cette bulle qui va protéger de tout ce à quoi l’auteur est soumis généralement à l’extérieur.

 

Alors évidemment, derrière tout ça, derrière les mots, il y a les risques. Cette mise en danger, ce parcours sur un fil, toujours en équilibre. On donne de soi, même dans le plus fictif des projets. On s’investit et on s’exprime et puis… vient alors le moment où il faut assumer ses propres écrits face au lecteur. Souvent c’est drôle. Parfois ça l’est moins. Il y a ce petit comique de la situation qui ressort où l’on croise le lecteur enthousiasme qui va nous raconter l’histoire, ménageant le suspense - oui, parce que forcément on est pas au courant, même si on a écrit l’histoire ;-) - et qui va ensuite vouloir faire une explication de texte, mettant l’accent sur le chant lexical ou autre forme qui vient à l’esprit. Ca laisse une petite note sympathique et plutôt marrante. Et puis, pour les écrits plus sombres, ceux qui ont fait fuir d’autres et qui ont interpellé, ceux-là engagent plus que soi-même et représentent le véritable danger. Danger pour le lecteur ? Non, mais pour soi, oui.  La plupart des lecteurs n'en saisiront pas le sens profond et n'interpreteront pas forcément de la bonne façon. Il est clair qu'on reste passif et qu'on ne contredit pas dans ces cas-là. Bien souvent, ces écrits là ne sont destinés qu'à une voire quelques personnes, sous forme de message que seules quelques âmes plus proches et dans la confidence seront aptes à décoder. Après tout les mots qui sont alors sortis sont directement venus du fond de l’auteur, de ses entrailles et de ses émotions les plus profondes. Impudiques, les plaies et les tortures, toutes ces incertitudes, se sont étalées au grand jour. Souvent au travers de banalités ou de questions diverses mais parfois aussi de manière plus intense et moins voilée. C’est là que le partage est le plus douloureux, c’est là que le danger est le plus grand. Mettre son âme à nue, sans retenue et sans vouloir s’exhiber pour autant. C’est aussi le grand risque de la réaction du lecteur, celui qui va réagir tout aussi violemment, à hauteur de ce qu'il aura ressenti en lisant que ce que l’on aura produit. C’est aussi prendre le risque de perdre ceux qui passent, que l’on aime, qui lisent et s’enfuient. Finalement si écrire est une forme d’expression artistique, au même titre que chanter, danser, peindre ou sculpter, ça reste probablement la plus terrifiante parce que la plus explicite de ces expressions. On pourra toujours dissimuler une larme derrière une note de musique, on ne la dissimulera pas derrière le mot « larme ».

 

L’heure n’est plus au message dissimulé, presque incompréhensible puisqu’il est déjà bien trop tard pour ça, à moins qu’il ne soit encore trop tôt, mais enfin trouver le courage, ou plutôt l'énergie, pour poser quelques mots sur cette interrogation qui restait entre parenthèses depuis maintenant une année entière, même si c’est pas la bonne couleur de cheveux, une fois encore, même si j’ai des doutes sur le fait d'avoir l'occasion d'aborder le sujet un jour, avec la personne concernée, même si, bien qu’elle manque énormément, passe par là et lise ces mots... miraculeusement...

 

Et pour ne pas changer la tradition, musique ;)

 

 

Par Tibou - Publié dans : La pensée blonde au fond de la nuit
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 16:57

Tous, tour à tour, nous nous posons des questions. La vie est un long fleuve tranquille ? Certes non mais nous nous y ennuierions si c’était le cas probablement. Toutefois, certains se posent plus de questions que d’autres. Certains se satisferont des aléas, passeront au travers des tempêtes sans trop faillir, sans trop être atteints. D’autres, plus sensibles à leur environnement, moins fatalistes aussi probablement, à force de lutter et s’acharner, seront réduits, bien plus entamés que les précédents. La sagesse serait certainement de relativiser, de prendre de la distance face aux événements afin de pouvoir évacuer les chocs sans trop en ressentir de dégâts internes.

 

Il y a ces questions dont nous redoutons la réponse, tellement elle peut nous tenir à cœur. Tous, nous avons connu ces moments d’angoisse, d’incertitude juste avant la réponse. Celle-ci se transforme alors juste en un couperet de guillotine qui s’abat implacablement ou en un soulagement extraordinaire, une bouffée d’oxygène. Cependant, il subsiste toujours des questions laissées sans réponse. Des interrogations qui, même si elles sont essentielles, se heurtent fatalement au silence. Dans cette alternative, les plus fatalistes s’en accommoderont ; les écorchés en conserveront une plaie.

 

Le souci que l’on rencontre le plus avec ce silence, c’est que les traces qu’il laisse ne permettent jamais d’arriver réellement à l’explication qui donne la possibilité de gérer la difficulté. Bien sûr c’est probablement ce que je suis en train de faire ici, me poser des questions… Quoi de plus aisé que de s’interpeller soi-même sur les sujets les plus sensibles lorsqu’un élément vient tout bousculer et replonger directement dans l’expectative, dans l’interrogation la plus totale ? Evidemment, on pourrait balayer d’un revers de main et avancer sans prendre en considération tous les paramètres. Seul souci dans l’histoire, c’est faire fie de l’entourage et ne pas considérer l’impact que l’on est susceptible d’avoir sur lui, jaugeant les éventuels dégâts que l’on peut causer soi-même et ceux que l’on peut subir dudit entourage. Tout cela n’est pas forcément clair. En effet, on a pu constater par un « effet papillon » que l’expérience acquise laisse des traces souvent insignifiantes sur notre comportement, cependant à l’instant T, les traces d’un événement qui nous sera émotionnellement majeur, peuvent devenir indélébiles. Reste alors à savoir si affronter une situation similaire s’avère possible en limitant « la casse ». Rien n’est moins sûr… Choisir la fuite est de toute évidence la solution qui s’imposera dans la situation puisqu’elle est inéluctable, même si c’est malgré soi. Rien n’est plus sûr ; rien n’est plus fatalement l’issue finale. On se retrouve face à l’interrogation ultime. Celle qui consiste à savoir comment faire passer le message, comment préparer à cette échéance puisqu’il n’y en a pas d’autre. Celle qui fait que l’on sait déjà qu’on sera bientôt seul coupable dans ce qui sera traduit très certainement comme de la lâcheté et qui pourtant, porte l’empreinte de plaies béantes si profondément ancrées en soi qu’on se sent déjà étouffé, là, tout de suite, dans cette pression d’un quelconque attachement. On a pas forcément le courage d’y mettre un terme immédiatement parce qu’on a envie de se sentir vivant malgré tout, parce qu’on a envie d’essayer d’aller plus loin, même si on sait déjà que c’est peine perdue, que probablement, c’est causer des dégâts aux tiers, égoïstement, que de ne pas tout stopper tout de suite, parce que les souvenirs, les visages, les mots, les maux sont désormais trop présents et trop nombreux pour qu’on puisse faire fie de tout cet impact. On essaye malgré cela, malgré cette impossibilité d’extérioriser normalement, malgré ces murs qu’on dresse en soi, malgré cette impression inéluctable d’avoir tellement perdu de soi qu’on a fini par franchir une étape ultime, celle qui fait qu’on se sent tellement mal seul, mais que ça reste toujours plus gérable que la pression d’une quelconque émotion, celle qui fait qu’on se sent bien dans le travail, qui a la chance de ne revêtir aucune implication émotionnelle claire, qui reste neutre, tout comme dans les rapports qu’on s’évertue à avoir avec l’entourage, tout aussi neutre et stable, là où la fadeur n’a rien d’un piment mais qu’elle garde l’avantage d’une stabilité rassurante, là où les rapports sont simples et basiques, sans questions particulières puisque sans impact particulier… A ne pas avoir pu se protéger de d’autres, à ne pas avoir su gérer les émotions, à ne toujours pas être en mesure de s’en protéger et d’encaisser chaque jour les manques, les questions, les silences et les souffrances, on sent à quel point maintenant, on ne sait pas faire autrement que de se protéger, de se blinder, même si aucun danger ne doit demeurer… Alors, derrière tout ça il reste encore la grande question, seule inconnue dans l’histoire : combien de temps avant ?


Par Tibou - Publié dans : La pensée blonde au fond de la nuit - Communauté : over-blog
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 06:53

Il existe une métaphore bien connue pour illustrer la théorie du chaos, à bon escient : « un battement d’ailes de papillon en Chine va provoquer un ouragan de l’autre côté de la planète ». Si cette expression reste assez belle dans un aspect qui pourrait trouver une essence poétique, il n’en demeure pas moins qu’elle reste une théorie explicatrice du chaos, une illustration totalement adéquate au sujet. En effet, elle met en évidence la "condamnation" du papillon qui aurait battu de l’aile, engendrant un tel cataclysme. Cependant, il faut alors prendre aussi en compte les battements successifs et précédents du même papillon, ainsi que les papillons ayant battu de l’aile, eux-mêmes, avant le premier battement dudit papillon. En somme, cela revient à dire que c’est la somme successive des différents battements des papillons qui auraient alors engendré la catastrophe. Si tout cela, sur le plan scientifique, reste tout à fait un sujet de causalité, il a été démontré clairement que la théorie qui s’adapte alors est celle qui fait intervenir la fractale, notion qui permet un calcul dans la démonstration.

 

Cependant, la théorie de « l’effet papillon », comme on l’appelle plus familièrement, si elle trouve sa place par illustration approximative dans le domaine pour lequel elle avait alors était énoncée, il s’avère qu’elle est bien plus applicable à d’autres domaines, beaucoup plus proches de la psychologie, de l’impact émotionnel. En effet, on choisira de remplacer le battement du papillon par l’émotionnel et là tout devient clairement applicable. Ainsi, de même qu’au départ on avait alors dit qu’un battement d’ailes de papillon provoque un ouragan de l’autre côté de la planète, on peut démontrer que la relation humaine de X avec une personne Y pourra influer sur Z. En effet, si X, de par sa relation avec Y, se trouve alors affecté, de façon positive ou négative, par cet échange, X conserve dans sa mémoire le souvenir émotionnel qui influencera son comportement et ses échanges avec Z. Par la suite, Z, affecté par les effets sur sa relation avec X, qui aura guidé son comportement sur un schéma de son affect entamé par Y, viendra également agir sur sa propre relation avec W. En conséquence, par analogie, on peut affirmer que Y aura influé sur la relation émotionnelle entre Z et W, sans avoir jamais rencontré, ni connu Z et W. Il est assez étrange alors de s’apercevoir que le pouvoir d’influence émotionnelle sur les actes va bien au-delà de ce que l’on pourrait penser être le « contenu exclusif relationnel » entre deux personnes. Sachant, bien évidemment que Y, lui-même, avait déjà été influencé dans ses actes avec X, par une relation précédente entre Y et V. Successivement, on pourrait remonter ainsi toutes les relations antérieures entre les uns et les autres pour expliquer finalement l’impact final sur W. C’est la démonstration même de l’effet papillon avec la multiplication des battements d’ailes successifs du même papillon d’origine, conjugués aux battements d’ailes des papillons précédents également. Si tout cela n’avait alors pas trouvé la possibilité d’une démonstration plausible dans la théorie du chaos, cela reste ici, quelque chose de concret.

 

Toutefois, la grande différence entre l’Homme et le reste de la nature réside par sa « supériorité » caractérisée par deux éléments : la pensée, donc la réflexion à part entière et la moralité, qui est sensée lui donner un minimum de notions du « bien » et du « mal » dans ses propres comportements avec les autres, en symbiose avec la réflexion. Cependant, tout va dépendre de l’implication de X par rapport Z et de sa volonté de ne pas impacter négativement sur ce dernier. Là c’est aussi la notion de discernement qui intervient, conjuguée à celle la générosité. En effet, vouloir croire que X agit en pleine conscience d’une façon tout à fait généreuse pour avoir fait sa bonne action avec Y ne lui permettra pas pour autant de se dédouaner de son comportement avec Z. Si X peut, par ailleurs, venir expliquer ses agissements face à Z en argumentant l’impact de Y, alors X ne peut en aucun cas se prévaloir de conserver pour soi, l’impact de Y sur lui-même. En effet, la répercussion sur Z intervenant directement en conséquence, l’impact de Y sur X devient alors, celui de Y sur Z, que X en soit conscient ou non, que X accepte ce fait ou non. On peut alors se demander si X peut se prévaloir de « posséder » uniquement pour lui-même cet impact entre Y et lui-même, de même qu’on peut s’interroger aussi sur la fiabilité morale et émotionnelle de X. En effet, sachant que X s’installe dans une relation avec Z, on ira se demander alors, par son comportement, si celui-ci reste quelqu’un de fiable du fait des engagements pris par lui-même, totalement conscient de l’impact qu’il aura sur Z. Par ailleurs, la démarche propre de l’engagement personnel et initié par X l’implique dans une responsabilité dont il doit avoir conscience ; responsabilité d’autant plus grave que X a totalement pris sa décision en pleine connaissance de la situation et de ses actes. En clair, on peut juste s’interroger sur X, sur sa moralité, sa capacité de générosité, son égocentrisme structuré en lui-même alors même qu’il peut, par ses élans engagés, faire preuve de générosité. C’est là que Z doit alors faire preuve du discernement nécessaire pour ne pas diaboliser X, malgré l’impact foudroyant sur lui, impact dont X, bien trop absorbé par l'impact de Y et sa propre personne, de façon très égocentrique, n’aura bien évidemment aucune idée et que Z finira simplement par reporter beaucoup de son ressentiment sur Y.


Décidemment, les nuits blanches ça sert aussi à réviser l'alphabet :p.

 

 


Par Tibou - Publié dans : La pensée blonde au fond de la nuit - Communauté : over-blog
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 04:57

Dans un délire nocturne de psycho-philosophie de comptoir qui fait ressurgir toute ma blondissime attitude...

 

Pour quelqu’un d’aussi profane en mathématiques, il est bien difficile d’approcher cette matière et de lui trouver une application directe aux lois de la vie. Ainsi, lorsque l’on fait partie de ceux pour qui une parabole évoque plus une antenne de télévision qu’un exercice mathématique (ne riez pas je vous entends !), il ne sera pas très confortable de voir ici le schéma applicable à une quelconque probabilité de réussite dans la démarche de l’action. Tout comme, il ne sera pas forcément plus aisé de venir établir une échelle logarithmique à l’intensité d’un moment, quel qu’il soit, intervenu dans ce parcours. C’est là toute la complexité que de vouloir faire de la simplicité ! En effet, pour trouver des bases raisonnablement simples à la vie, on a envie de  pouvoir se rattacher à un système fiable, totalement vérifiable et surtout déjà vérifié. Les mathématiques, les lois de la physique aussi, sont l’illustration même de ce propos. Toutefois, vouloir venir les appliquer à notre vie, dans l’essence même de ce qu’elle représente de relations humaines et non de démarche intellectuelle, c'est déjà beaucoup moins raisonnable de se fier au statique des chiffres pour s’appuyer sur la véracité du raisonnement humain. C’est simple tout ça hein ? Oui mais voilà, faire simple exige une certaine rigueur dans les comportements. Toutefois, si cette condition porte justement le nom de rigueur, elle implique alors un paramètre autre qui n’est que celui de la structuration de la situation, donc de se plier à celle-ci pour la simplifier. Cependant, se plier à elle, apporte obligatoirement la notion d’un fait qui n’est pas effectué d’instinct, naturellement, mais qui requiert un minimum de démarche intellectuelle et donc, revient à rendre cette démarche complexe par ces critères imposés à l’esprit. C’est là que ça devient très ambivalent. La simplicité devient alors complexité.

 

Toutefois, pour se rassurer, on peut revenir aux mathématiques puisque là, c’est juste une application statique des chiffres. Oui, sauf qu’on oublie trop souvent un paramètre. Sans être un génie des mathématiques, je me souviens quand même que pour établir la résolution de tels ou tels problèmes, il faut toujours une implication personnelle par une démonstration avec une démarche qui commence par SI. Si étant, pour la plupart du temps, le paramètre qui va faire que si X tend vers Y alors... (je m’épargne à moi-même la suite, juste pas respect pour les plus matheux d’entre vous). Dans ce cas, ce principe mathématique qui fait appel à une condition et surtout, dans tout son statique, est obligé de faire entrer une notion supplémentaire et personnelle, donc une démarche intellectuelle qui va peut être simplifier par la copie de son principe, toutefois, elle reste aussi une démarche complexe puisque réfléchie.

 

Dans ce cas, on peut se dire que pour faire simple, il suffit de faire simplement ce que l'on veut. Oui, c’est vrai que là,  c’est beaucoup plus simple ainsi. Sauf que le but est quand même d’arriver à un certain résultat avec le minimum de complexité, donc le maximum de simplicité ; et si faire simple pour soi n’est pas forcément simple pour autrui alors ce qui va être simple pour X va devenir d’une complexité incroyable pour Y. Inversement, on peut vouloir simplifier la situation pour Y et donc s’y plier. Oui, mais la notion de simplicité que l’on voulait au départ devait porter sur toute la situation et donc se refléter sur la totalité des acteurs de celle-ci, cependant si la simplicité de X est référente à la complexité pour Y, cela veut dire que si X adapte une simplicité à Y, ça devient vite d’une complexité évidente pour X en inversement des rôles (c’est clair ? non ? Alors c’est que vous comprenez donc je peux continuer !). C’est là que la simplicité redevient complexité. Pour faire simple, on peut agir d’instinct : oui, mais l’instinct de soi est-il suffisamment identique à l’instinct de l’autre pour que la simplicité soit la même que pour l’autre ? Non, c’est impossible, car cela reviendrait à dire que l’on applique un principe d'inflexibilité ou de statisme des chiffres à la notion d’humain. Hors, l’humain  a cette caractéristique propre et évidente, d’être totalement construit par son passé, son présent et ses différentes interactions courantes de la vie de tous les jours, ses liens affectifs ou autres ainsi que son environnement qui font que ce "tout" porte le nom de personnalité. Cependant, chacun a sa propre personnalité, ses propres aspirations à la vie, ses priorités, ses envies, ses volontés, son affect et sa sensibilité. Chaque être est différent des autres. Il n’existe pas sur cette planète deux personnes totalement identiques en termes d’émotion, de sensibilité, de ressenti, d'aspirations, de volonté ou de vie dans un sens plus général : donc deux réactions face à une situation. Vive les joies de la psychologie.

 

A partir de cette notion d’humain et de différence, vouloir appliquer un caractère de simplicité devient alors de plus en plus complexe. L’Homme par définition (ne me sautez pas dessus, l’Homme au sens de l’humain), est un être complexe. Comment un individu complexe pourrait-il donc appréhender une situation dans la simplicité ? Par ailleurs, un autre élément qu’on pourrait développer, relève de la définition même du mot simplicité car ce qui est simple pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. C’est une notion tout aussi subjective que la connaissance, puisque nul ne peut se prévaloir d’être doté d’une connaissance totale d’un sujet, chacun d’entre eux restant, sous ses formes les plus ardues, totalement inépuisables. Nonobstant, se fier à la connaissance des situations, des aspects plutôt connus d’une situation analogue ou autre pourrait apporter un caractère de simplicité. Cependant, ça reste assez aléatoire. En effet, cela reviendrait à vouloir affirmer détenir la connaissance totale d’une situation pour s’en servir, au même titre qu’un principe mathématique, et l’appliquer ici. Oui, sauf que nul n’est prophète en son pays, et donc à fortiori, nul ne peut justement se prévaloir de l’intégralité de la maîtrise de toute situation. En conséquence, vouloir appliquer cette « théorie » et en faire un principe de base de simplicité n’est encore pas possible puisqu’au bout du compte, cela revient à faire d’une situation, une attache de simplicité sur la base d’une probable connaissance qui reste hypothétique et la simplicité de cette forme théorique devient alors très vite complexe devant l’impossibilité de la mettre en pratique puisque de toute façon les acteurs étant différents, les comportements, interactions et autres sont aussi différentes.

 

En conclusion, et pour éviter que ceux qui passeront par là aient envie de demander mon internement d’urgence en HP, il reste à suggérer une proposition tout à fait raisonnable (oui !! je suis totalement capable de ça !). Pour arriver à faire une situation simple avec des êtres complexes et sûrement encore plus complexes qu'eux-mêmes ne le soupçonnent, il ne reste plus qu’à prendre la situation avec patience et sourire, parce que finalement, la vie est déjà assez compliquée et pleine de larmes alors si pour une fois, on s’aventure dans un truc un peu plus compliqué, il y a des chances, avec la démarche personnelle démontrée ci-dessus, dans une clarté absolue, que l’on arrive à un état de fait beaucoup plus simple que de vouloir s’acharner dans une simplicité qui soit, conduirait à une neutralité et donc par sa non-existence, à un statu quo qui ne rimerait à rien, soit dans une alternative où la simplicité engendrerait encore plus de complexité pour l’un ou l’autre des acteurs et qui, bien sûr, finirait par conduire à une totale complexité en rejaillissant sur l’intégralité des éléments constituant la situation.

 

Vous avez fini par vous arrachez les cheveux ? Consolez vous en vous disant que puisque pour faire simple, il faut entreprendre quelque chose de complexe car plus c’est complexe et plus c'est  simple, alors sur le même principe, plus vous êtes ignorant et plus vous atteindrez la connaissance, tout comme moins c’est clair et plus c’est compréhensible :-) ! Et puis après tout ce n’est pas grave, il vous reste un an pour réclamer une nouvelle perruque au Père Noël !


Pour vous réconfortez (ou plutôt continuer de vous faire souffir), un peu de musique (et là, si vous écoutez le morceau en entier, vous avez toute ma compassion et mon admiration, wahouuuuu) :p


Par Tibou - Publié dans : La pensée blonde au fond de la nuit - Communauté : over-blog
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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 03:17

Dans un grand moment psycho-métaphysico-mathématico-philosophique transcendant un pur trip (ça c'est pour faire bien, histoire de pas trop faire voir le délire et que l'on comprenne toute la grandeur de cette si incroyable analyse qui pose le problème de l'humanité et résout enfin l'équation du secret de la vie, histoire de voir si l'élite va suivre ou pas)

 

Passé, présent, futur... une équation, deux inconnues et une double inconnue

X et Y sont les deux inconnues, R est la double inconnue...

Je dédicace ce texte par des notes bleues, livrant des réflexions personnelles, communes et muettes dans la nuit noire. Trouve ici ma réponse, plus complète et plus interrogative encore mais qui reste malgré tout celle de l'espoir, celle de l'authentique, celle de l'humain, celle de la sincérité et de la vie. Avec un peu d'humour, tu comprendras ma référence, quand celle-ci devient : "Mais vous savez,  moi, je ne crois pas qu'il y ait de bonnes ou de mauvaises situations. Moi, si je devais résumer ma vie, aujourd'hui, avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres, des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi. Et c'est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée. Parce que, quand on a le goût de la chose,quant on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face, je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n'est pas mon cas, comme je le disais là, puisque que moi au contraire, j'ai pu. Et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour. Et finalement quand beaucoup de gens aujourd'hui me dise mais comment fais tu pour avoir cette humanité ? Et bien, je leur réponds très simplement, je leur dis, c'est ce goût de l'amour, ce goût donc qui m'a poussé, aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait, peut-être simplement à me mettre au service de la communauté, à atteindre, le don, le don de soi. "

 

Je suis un courant d’air qui passait par là. « Suis » de ma phrase est déjà « étais » au moment de ce présent immédiat. De nos erreurs on acquiert l’expérience mais cette expérience n’est valable que pour la situation unique qu’elle représente car si X et Y ont une valeur propre dans des conditions, ces deux variables ne peuvent à aucun moment, avoir la même valeur dans d’autres conditions. Je m’explique : Si X et Y, placés dans des conditions d’une situation Z vont produire un résultat R, il n’en demeure pas moins que X1 et Y1 (qui garderont quand même une certaine valeur de X et Y), placés également dans les conditions de Z, ne pourront produire aucunement un résultat R mais un résultat R1. Wahouuuuuuuuuuu je parle en maths, et en plus en maths codées !!! Traîner par hasard sur un skyyyybloggg (non non ce n’est pas de la provoc’…lol) ça peut laisser songeur parfois, même si ce n’est pas plus songeur que d’habitude sur ce sujet évident au cœur du problème quand même les mots  peuvent devenir évidemment inversés puisqu’il s’agit d’humain et que ce n’est plus forcément le cœur du problème mais par déviation le problème du coeur exprimés par les mots des maux. Le passé influence notre présent, notre avenir certes mais il serait trop facile de pouvoir mettre en équation les aspirations de l’humain. Ce paramètre étrange, si indéfinissable qu’est l’humain… Ainsi si X et Y, placés dans des conditions Z, produisent un résultat R et que ce résultat R ne convient ni à X, ni à Y, on peut faire réagir X et Y de deux manières différentes. On peut choisir d’avoir noirci la feuille au crayon de papier, et la démonstration n’étant pas satisfaisante, on gomme simplement, voulant effacer l’erreur, et devant la difficulté latente que représenterait l’équation on peut décider d’abandonner la résolution de celle-ci . Cependant, on aura beau gommer encore et encore, le crayon de papier laisse des traces. Elles peuvent parfois être moins perceptibles car tout dépend de la lumière qui illuminera ou non la page, mais les marques du crayon resteront sur cette page qui ne portera alors pas d’autre empreinte puisque seule l’équation concernant X et Y ne pouvait y être résolue. Cela reste comme une cicatrice qui entame cette feuille. Cette cicatrice devient encore plus dure quand elle s’apparente ainsi à l’échec et l’abandon du combat. Car la feuille n’est pas anodine, c’est l’un des feuillets du livre de la vie, l’une de ces pages que, quoi qu’on fasse on ne peut en aucun cas déchirer, brûler ou détruire d’une quelconque façon que ce soit. Cette cicatrice reste donc indélébile dans le livre de la vie et l’on y peut rien. La preuve du défaitisme, de la fuite de l’authenticité et de l’humain aura gagné en subterfuges sans pour autant pouvoir répondre à nos questions. Ou bien, on peut choisir de réfléchir plus « sereinement », de prendre conscience de l’erreur et d’entamer ce qui manque dans cette situation : le dialogue. Choisir ainsi de recommencer l’équation doucement, étape par étape, avec une démonstration beaucoup plus saine et l’on réécrit la page qui garde l’empreinte de la première démonstration mais dont la seconde qui vient est tellement plus marquante par le succès de sa résolution, que la première devient alors juste alors le souvenir de l’erreur qui n’est plus reproduite. L’expérience n’est jamais un acquis car ce paramètre si angoissant, si présent qui produit tant de changement s’appelle l’humain. Toutefois, face à la rigidité mathématique, si froide, si théorique, si glaciale, s’oppose alors le feu de la vie, et cette indéniable faculté d’adaptation à pouvoir recommencer, à se plier à son évolution, car si, que ce soit dans le passé, le présent au sens large du terme, le présent immédiat ou le futur proche, antérieur ou lointain, en mathématique X et Y garderont toujours la même « valeur », une valeur absolue aussi rigide qu’un principe fondamental alors que dans l’équation du livre de la vie X et Y, selon l’évolution, sauront profiter de leurs erreurs qui ne sont qu’expériences et tireront une richesse d’équation bien supérieure à la précédente par cet essai qui n’est somme toute, pas un grand n’importe quoi mais juste une évolution marquée par une obstination à conserver ce raisonnement dans le but de faire arriver au bon résultat tout en sachant qu’il y a une erreur. L’absence de réflexion commune, de dialogue pondéré sur la résolution de l’équation ne peut que produire le mauvais résultat. C’est ainsi que dans la seconde résolution cette réflexion personnelle et la démarche du dialogue est si importante (Dialogue : « Di »-alogue ; « Di » = 2 ; « logue » ; « logos » : la connaissance…). Cette réflexion si lointaine et dont je n’aurai su analyser ma propre réaction il y a encore très peu de temps, me paraît aujourd’hui évidente et je pense malgré tout à quelqu’un, de l’autre côté de la Manche, qui gardera l’empreinte d’un défaitisme et d’une fatalité sur le livre de sa vie… Je veux croire aujourd’hui, que loin des mathématiques si rassurantes, on peut toutefois noircir les pages encore et encore sur le livre de notre vie, ne pas refermer l’ultime mais y écrire l’espoir, l’humain, dans tout ce qu’il a de si imparfait et qui en fait l’unique, l’indéfinissable et la vie.

Dans le cadre de l’influence du passé sur notre futur, j’aurais pu, si j’avais voulu, faire aussi intervenir les logarithmes puisque, tout comme pour un tremblement de terre, les effets produits par notre passé sur notre avenir, en termes d’impact, additionnent les phénomènes du ressenti sur notre perception, sur notre volonté, sur nous en tant qu’individu à part entière, tout comme l’intensité de la magnitude d’un tremblement de terre passant de 2 à 5 ne va pas produire un effet de 2 puis de 2+1+1+1, mais un effet de 5 par une logarithme qui rend la conséquence beaucoup plus puissante dans ce qu'elle aura au moment de son impact. On pourrait également se demander pourquoi faire produire un résultat R ou R’ à X et Y, pourquoi ces deux entités-là ? Et pourquoi pas ? Il faut savoir parfois se plier au secret que l’on ne peut déchiffrer : Pourquoi lui, pourquoi elle ? Pourquoi comme ça et pas autrement ? En effet, de l’expérience acquise, on peut s’interroger aussi sur le pourquoi du comment celle-ci est faite des ces entités et qu’elle n’est pas composée par d’autre. C’est peut-être pousser l’interrogation encore plus loin que celle dans l’article développé qui suscite ici une réaction, une réponse, cependant c’est loin d’être une interrogation négligeable. Pourquoi X et pourquoi Y ? Pour cette expérience est-elle faite de ces deux valeurs et que l’équation n’est pas alors faite de N et Y ou bien encore de X et de T ? C’est bien là le « drame humain » que l’on ne peut pas poser en équation, puisqu’à l’exactitude mathématique vient alors s’opposer la notion du hasard, au détour du chemin et que, c’est ici, qu’il faut faire intervenir la notion humaine et sa formidable capacité d’adaptation qui permet de garder la maîtrise là où les mathématiques ne peuvent intervenir. Les chiffres sont figés, les nombres ne sont que des chiffres plus grands mais c’est uniquement par leur valeur et non par une quelconque notion différente, contrairement à l’humain qui grandit de l’aube jusqu’au crépuscule de sa vie. Il grandit, encore et encore jusqu’à obtenir sa taille adulte, puis il se fige l’espace d’un instant, dans cette seconde universelle qui représente une grande partie de son histoire pour finir par redevenir plus petit, plus courbé, plus ratatiné au crépuscule de sa vie. Mais s’il est une notion que seuls les amoureux de l’âme humaine, ceux qui n’hésitent pas à se torturer l’esprit sur des notions tels que pourquoi, comment, le temps, l’expérience, le présent, le passé, le futur, l’influence d’autrui, sa propre maîtrise, son échappée à la vie etc… ceux qui savent que vivre c’est aussi ressentir, alors ceux-là savent aussi que l’Homme grandit, dans son passé d’aujourd’hui qui était son présent d’hier et qui sera son avant-hier demain, ceux-là savent que l’âme humaine, cette chose si impalpable, si invisible et si présente, grandit chaque jour en chacun de nous, du début à la fin et vient ici opposer la rigueur mathématique à cette notion qui fait si peur, ce mot que l’on chuchote quand on ose le dire, qu’il se fasse verbe ou sentiment, celui qui veut dire tellement tout en laissant sa gamme de couleurs si différentes les unes des autres, le mot, le verbe, aimer tout simplement… J’ai découvert ces derniers jours qu’il n’y a pas de réponses au pourquoi. J’aurai pu pousser encore plus loin l’interrogation en me demandant pourquoi une équation entre X et Y, pourquoi produire une résultat, pourquoi X et Y semblent évoluer dans leur équation d’une façon « parallèle » avec ce rien qui semble si inexplicable si incompréhensible, et doit-on s’acharner à vouloir expliquer ce qui relie ces deux entités dans l’équation en perdant de vue la finalité qui n’est autre que de la résoudre etc… mais il s’avère que, quelles que soient les interrogations, X et Y sont en équation et que, explicable ou pas, il faut savoir si la condition Z sera exploitée du mieux possible pour justement arriver au résultat R ou R’. C’est X, c’est Y et c’est juste l’humain et la vie, dans ce qu’il y a de plus magnifique et précieux, si indéfinissable et si magique. J’ai juste appris que de comprendre ne me servait à rien, que ce n’est pas la bonne question, et que la réponse recherchée n’est pas à pourquoi mais simplement à « c’est comme ça alors maintenant on fait quoi pour mettre cette équation en valeur ? », pour ne pas en faire une cicatrice et que ce soit enfin quelque chose, une ‘tite chose, un magicien…

 

Simplement parce qu'un coeur et un cerveau ne sont pas seulement deux organes vitaux mais que l'un sans l'autre, de manière indépendante ne peuvent pas fonctionner, simplement parce que le coeur est la pompe qui permet d'irriguer et oxygéner le cerveau et que le cerveau permet la connexion qui fait fonctionner et battre le coeur, simplement parce qu'indépendamment de cette magnifique mécanique corporelle il y a aussi le coeur et le cerveau, l'organe qui aime et celui qui pense, cette formidable mécanique qui devient alors si impalpable, si incontrolable qui devient la vie, non plus dans sa forme "mathématique" mais dans celle qui nous fait peur, celle qui nous donne nos sourires, nos rires et nos larmes, celle qui fait de nous que nous ne sommes pas des robots mais des êtres faits de chair et de sang, celle qui fait que le mot "aimer" prend tout son sens parmi toutes les interrogations, celle qui fait que l'on ne contrôle rien et que c'est se mentir à soi-même que de croire qu'une quelconque expérience, un quelconque semblant de raisonnement pourra faire que l'on vaincra ce qui nous pousse, tout comme c'est illusion de croire que l'on peut à tout moment intervenir et maîtriser. Il ne peut y avoir de souffrances en regrets quand celles-ci peuvent être modifiées et devenir joies, il ne peut y avoir de regrets à aimer quand tant d'autres souffrent de leur coeur fermé... Il ne peut y avoir des regrets à avoir agi avec la sincérité, quel que fut alors le résultat produit surtout quand tout peu changer...surtout quand tout peut faire que R devienne alors R' et que larmes deviennent sourires et prendre le risque de souffrir reste malgré tout la vie dans tout ce qu'elle a de plus beau et de plus intense

 

et maintenant musique ....




 

Par Tibou - Publié dans : La pensée blonde au fond de la nuit - Communauté : over-blog
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Présentation

Parfaite dans mon imperfection.
Je reste un ptit rien dans un monde de tout...

Dans le feu de la vie jusqu'au bout du noir de la nuit, se laisser prendre par ce silence assourdissant. Fermer les yeux et entendre enfin les notes de musique qui viennent envahir l'être, le faisant vibrer jusqu'à ce que son âme se mette à nue, offrande de la pensée. Carpe diem...



Place à l'écriture, à la délectation des mots, à l'expiation des maux, à la musique qui leur donne vie et aux sentiments qui s'en font muses, puisque... tu parles, tu parles c'est facile, même sans y penser...


              

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Si j'avais su te dire

Sous les écailles grises
d' une coquille d' huître
dort une perle de nacre.
Et la mer se retire,
affleure les récifs
d' une barrière de corail.

Si j' avais su te dire...


A quoi bon l' immortelle?
cette fleur tout à fait morte
dont les pétales fanés
se dessèchent sous un globe.
Je préfère l' éphémère
dont le vol argenté
me rappelle à jamais
un éternel été.

Si j' avais su te dire...


Les mots se dissimulent,
les lettres se minusculent,
dans l' espoir d' une virgule.
En suspension.
Sous perfusion.
Trois petits points de suspension.


Mais voici déjà l' heure
où les ombres s' allongent,
où le mystère émerge
du pays des mensonges.
quand la lame de fond
des souvenirs remonte.
Où trouver l' élégance
de garder le silence?

Si j' avais su te dire...


Les mots se dissimulent,
les lettres se minusculent,
dans l' espoir d'une virgule.

En suspension.
Sous perfusion.
Trois petits points de suspension.


Et quelqu' un reprendra
cette chanson pour toi
avec des mots plus forts,
avec des mots plus justes.
Chanter à ta mesure,
ce que je n' ai jamais su.
Mais je n' ai jamais su
chanter à ta mesure.

Marc Seberg 

Veiller tard

Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève.
La plainte douloureuse d'un chien qui aboie,
le silence inquiétant qui précède les rêves
quand le monde disparu, l'on est face à soi.

Les frissons où l'amour et l'automne s'emmêlent,
Le noir où s'engloutissent notre foi, nos lois,
Cette inquiétude sourde qui coule dans nos veines
Qui nous saisit même après les plus grandes joies.

Ces visages oubliés qui reviennent à la charge,
Ces étreintes qu'en rêve on peut vivre 100 fois,
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines,
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard.

Ces paroles enfermées que l'on n'a pas pu dire,
Ces regards insistants que l'on n'a pas compris,
Ces appels évidents, ces lueurs tardives,
Ces morsures aux regrets qui se livrent la nuit.

Ces solitudes dignes du milieu des silences,
Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées,
Ces ambitions passées mais auxquelles on repense
Comme un vieux coffre plein de vieux joués cassés.

Ces liens que l'on sécrète et qui joignent les être
Ces désirs évadés qui nous feront aimer,
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines,
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard

 

J-J. Goldman

Des humeurs en images


Version intimiste "des bêtises" E. Fregé

 "Madagascar" - Guns n'roses

Ces raisons là qui font que nos raisons sont
vaines. Ces choses au fond de nous qui nous
font veiller tard...


"Acacia" - Julien Doré

Malgré tout, je vais bien ne t'en fais pas...

Confidence pour confidence - J. Schultheis


Damien Rice & the blower's daughter

Un petit clin d'oeil ;-)

Heu... I will pas survive de cette façon hein !

Naturally 7 en live dans le métro à Paris


"Lemon tree" - Fools Garden : j'adore !


L'aigle noir de Barbara...

Yngwie Malmsteen & The New Orchestra of Japan

A écouter encore et encore, sans modération !

Les mots bleus - Christophe / J. M. Jarre

Les paradis perdus - Christophe

On dirait... Le Sud - N. Ferrer

 
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