Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 02:43

Un délire facebookien avec ma girafe :)

 

Lyly

Entre le marteau et l'enclume j'ai dû aiguiser ma plume, Quand je suis perdu dans la brume, J'fais chanter mon amertume, Alors (j'ai pas le choix) j'écris, je crie, j'écris..." (petite réponse et se reconnaitra ;p)

 

Tibou

Comme une dédicace au Slam, ça commence a cappella,
Toutes ces voix qui décrassent l’âme, toutes ces voix qui m’ont amené(e) là,
Si tout à coup mes mots s’envolent c’est parce que le bit atterrit,
Quand j’écris ma plus belle plume pour pouvoir répondre à Shelly,
Et quand le piano redémarre c’est pour souligner nos errances,...
Si j’écris c’est pour mettre face à face mes regrets et mes espérances,
Seule sur scène face à la salle ne crois jamais que je me sens supérieur,
Si tu vois jamais mes larmes c’est parce qu’elles coulent à l’intérieur,
Y’a très peu de certitudes dans mes écrits
Mais si je gratte autant de textes c’est que mon envie n’a pas maigri,
Envie de croire qu’à notre époque les gens peuvent encore s’écouter…
Et oui… je me suis reconnue :)


Lyly

Ecrire surtout pour transmettre, et parce que ON croit encore au partage, à l'échange des émotions: un sourire sur un visage.


Alors non, ON ne changera pas le monde.


Juste des chroniqueurs, d'un quotidien en noir et blanc qu'on essaye de mettre en couleur.......
Mais si on ne change pas le monde, le monde ne NOUS changera pas non plus.
ON a du cœur dans nos stylos et la sincérité comme vertu...

 
Tibou

Si je ne pouvais écrire je serais muet
Condamné à la violence dans la dictature du secret
Submergé par tous ces sentiments sans mots
Je m'effacerais comme une mer sans eau

C’est ainsi que dans mes paroles muettes,
Oscillant entre esprit noir et nuits blanches
Je reste moi, ce tout ptit rien dans ce monde de tout
Au clair d’une lune sombre
Dans les silences assourdissants
J’apprends à poser des mots pour calmer un peu les maux…

 

Lyly

Dans ce tourbillon glacial où seule la chaleur des mots appaise.
Ecrire pour mettre au grand jour et ne pas oublier tous ces souvenirs enfouis.
Ecrire pour un second souffle, comme une renaissance ce petit brin d'espoir.

 

Tibou

Tout n’est que froid, torture et noirceur
Mais pourtant chacun apporte sa couleur
Les notes s’égrainent et accompagnent les mots
Ça reste simple, basique mais c’est ça qui tient chaud
On aurait pu vouloir exhiber des âmes perdues...
Mais on a préféré garder nos pensées les plus tordues
Les étaler sur la feuille blanche
Les mots s’enchaînent, illustrent la planche
Ecrire pour ne pas manquer d’exister
Répandre des mots juste pour ne pas être oublié
De nos rêves les plus fous
De nos abîmes les plus doux
Il restera toujours malgré tout
Juste ce qui fait que nous sommes nous…

 

Lyly

Ce "nous" intimidé par le syndrome de la page blanche, dans un défilé de mots qui définit et noircit tout.
Ce "nous" dans une simplicité si fragile qui vient dessiner avec ferveur les lettres de l'être.
Ce petit quelque chose, gravé dans l'antre de l'âme, qui suit son cours au rythme des lignes.
Ce petit quelque chose qui fait de nous ce que nous sommes au passé, au présent et au futur.

 

Tibou

Quand le passé revient comme un boomerang
Et que le présent se déchaîne des mots
Quand le futur s’enchaîne dans les maux
Il reste toujours de soi dans ces émois


La ferveur qui conduit
Chacun dans sa vie
Laisse toujours guider nos desseins
Vers des horizons lointains

L’inaccessible n’est pas seulement une option
Quand les mots transportent toutes ses aspirations
Au creux de soi, au creux de la foi
On avance pas à pas sans pour autant porter sa croix

La vie est un jeu
La musique en est le feu
Les mots posés sont merveilleux
Ils apportent et ça c’est miraculeux !

 

Lyly

the end...

 

Tibou

Oui, the end, pasque dans tout ça les lettres se minusculent, les mots se dissimulent mais ça sera toujours dans l’espoir d’une virgule :)


 

Par Tibou - Publié dans : Tête à tête confidentiel - Communauté : over-blog
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 16:57

Tous, tour à tour, nous nous posons des questions. La vie est un long fleuve tranquille ? Certes non mais nous nous y ennuierions si c’était le cas probablement. Toutefois, certains se posent plus de questions que d’autres. Certains se satisferont des aléas, passeront au travers des tempêtes sans trop faillir, sans trop être atteints. D’autres, plus sensibles à leur environnement, moins fatalistes aussi probablement, à force de lutter et s’acharner, seront réduits, bien plus entamés que les précédents. La sagesse serait certainement de relativiser, de prendre de la distance face aux événements afin de pouvoir évacuer les chocs sans trop en ressentir de dégâts internes.

 

Il y a ces questions dont nous redoutons la réponse, tellement elle peut nous tenir à cœur. Tous, nous avons connu ces moments d’angoisse, d’incertitude juste avant la réponse. Celle-ci se transforme alors juste en un couperet de guillotine qui s’abat implacablement ou en un soulagement extraordinaire, une bouffée d’oxygène. Cependant, il subsiste toujours des questions laissées sans réponse. Des interrogations qui, même si elles sont essentielles, se heurtent fatalement au silence. Dans cette alternative, les plus fatalistes s’en accommoderont ; les écorchés en conserveront une plaie.

 

Le souci que l’on rencontre le plus avec ce silence, c’est que les traces qu’il laisse ne permettent jamais d’arriver réellement à l’explication qui donne la possibilité de gérer la difficulté. Bien sûr c’est probablement ce que je suis en train de faire ici, me poser des questions… Quoi de plus aisé que de s’interpeller soi-même sur les sujets les plus sensibles lorsqu’un élément vient tout bousculer et replonger directement dans l’expectative, dans l’interrogation la plus totale ? Evidemment, on pourrait balayer d’un revers de main et avancer sans prendre en considération tous les paramètres. Seul souci dans l’histoire, c’est faire fie de l’entourage et ne pas considérer l’impact que l’on est susceptible d’avoir sur lui, jaugeant les éventuels dégâts que l’on peut causer soi-même et ceux que l’on peut subir dudit entourage. Tout cela n’est pas forcément clair. En effet, on a pu constater par un « effet papillon » que l’expérience acquise laisse des traces souvent insignifiantes sur notre comportement, cependant à l’instant T, les traces d’un événement qui nous sera émotionnellement majeur, peuvent devenir indélébiles. Reste alors à savoir si affronter une situation similaire s’avère possible en limitant « la casse ». Rien n’est moins sûr… Choisir la fuite est de toute évidence la solution qui s’imposera dans la situation puisqu’elle est inéluctable, même si c’est malgré soi. Rien n’est plus sûr ; rien n’est plus fatalement l’issue finale. On se retrouve face à l’interrogation ultime. Celle qui consiste à savoir comment faire passer le message, comment préparer à cette échéance puisqu’il n’y en a pas d’autre. Celle qui fait que l’on sait déjà qu’on sera bientôt seul coupable dans ce qui sera traduit très certainement comme de la lâcheté et qui pourtant, porte l’empreinte de plaies béantes si profondément ancrées en soi qu’on se sent déjà étouffé, là, tout de suite, dans cette pression d’un quelconque attachement. On a pas forcément le courage d’y mettre un terme immédiatement parce qu’on a envie de se sentir vivant malgré tout, parce qu’on a envie d’essayer d’aller plus loin, même si on sait déjà que c’est peine perdue, que probablement, c’est causer des dégâts aux tiers, égoïstement, que de ne pas tout stopper tout de suite, parce que les souvenirs, les visages, les mots, les maux sont désormais trop présents et trop nombreux pour qu’on puisse faire fie de tout cet impact. On essaye malgré cela, malgré cette impossibilité d’extérioriser normalement, malgré ces murs qu’on dresse en soi, malgré cette impression inéluctable d’avoir tellement perdu de soi qu’on a fini par franchir une étape ultime, celle qui fait qu’on se sent tellement mal seul, mais que ça reste toujours plus gérable que la pression d’une quelconque émotion, celle qui fait qu’on se sent bien dans le travail, qui a la chance de ne revêtir aucune implication émotionnelle claire, qui reste neutre, tout comme dans les rapports qu’on s’évertue à avoir avec l’entourage, tout aussi neutre et stable, là où la fadeur n’a rien d’un piment mais qu’elle garde l’avantage d’une stabilité rassurante, là où les rapports sont simples et basiques, sans questions particulières puisque sans impact particulier… A ne pas avoir pu se protéger de d’autres, à ne pas avoir su gérer les émotions, à ne toujours pas être en mesure de s’en protéger et d’encaisser chaque jour les manques, les questions, les silences et les souffrances, on sent à quel point maintenant, on ne sait pas faire autrement que de se protéger, de se blinder, même si aucun danger ne doit demeurer… Alors, derrière tout ça il reste encore la grande question, seule inconnue dans l’histoire : combien de temps avant ?


Par Tibou - Publié dans : La pensée blonde au fond de la nuit - Communauté : over-blog
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 20:08
C’est l’histoire d’une musique. C’est l’histoire d’une histoire. C’est la musique d’une histoire. On ne veut pas la connaître, là maintenant. On ne veut pas savoir ce qu’elle raconte, ce qu’elle dit.

Sa musique raconte déjà tellement sur soi, alors on ferme les yeux et on lit dans le cœur ce que les oreilles écoutent et délivrent de tout ce qui peut nous coller à la peau : elle n’est plus que l’assemblage des notes de toute cette torture intérieure. Tout commence par cette voix, qui surgit d’on ne sait où, comme un gémissement de souffrance, un appel désespéré qui vient du plus profond, du néant. D’un coup elle s’accompagne de ces violons. Ils viennent faire grincer les notes de la révolte intérieure. Derrière, le rythme reste le même. L’insistance de cet air qui pose l’ambiance, glauque… Et puis d’autres violons qui s’ajoutent à cette cacophonie qui n’en est rien. Chaque note entre dans l’oreille et pénètre dans l’âme. Les tambours s’activent au son de ces violons si insistants, si tranchants, de ces rythmes sonores et percutants qui délivrent la sentence. L’ambiance est là. Les violons crient. Ils racontent cette désespérance sans cesser leur complainte. La voix, dominée par cet ensemble, continue ses complaintes. D’un coup l’apaisement pourrait laisser croire que tout va s’arranger… mais ce n’est qu’un répit. C’est l’histoire d’un silence, c’est l’histoire d’une fuite. Cette dualité constante qui attire et repousse en même temps.

Une lutte interne qui entraîne encore et toujours dans ce combat qui reste comptable de tellement de douleurs, de souffrances. Combat mené malgré soi, mais toujours aussi intérieur qui fait ressortir à chaque seconde les doutes les plus cachés, les craintes les plus perfides. Cette irrésistible envie d’avancer qui se paralyse dans la terreur d’avoir encore des blessures. Tout n’est plus qu’un champ de bataille où l’adversaire n’est que soi-même. Tout est difficulté quand cela semble tant de simplicité pour d’autres. Il ne suffit plus de vouloir mais aussi d’accepter quand la panique saisit et qu’elle pousse vers une fuite insensée. On sait alors que les décisions ne sont pas les bonnes, on voudrait crier sur tout ce qui fait mal, là maintenant, mais ces tortures internes rendent muet et on reste impassible, inactif… On laisse croire que l’on est qu’un bloc de glace, agissant méthodiquement alors qu’au fond de soi, tout n’est que lutte et dualité constantes, tout n’est que fusion d’un volcan. La révolte intérieure qui gronde contre soi de ne savoir comment agir, contre l’autre dont on voudrait voir les émotions, connaître les pensées, juste pour se rassurer, juste l’espace d’un instant, savoir pour être apaisé. La musique poursuit la partition, s’égraine de chaque note mais tout est tellement confus en soi que les sons transpercent l’âme, explosent le reste de ce qui fut le cœur avant… Se sentir désoeuvré, ne pas pouvoir agir, simplement paralysé par les incertitudes et les milliers de questions qui viennent en rejoindre une liste déjà bien longue. Souffrir de vouloir réagir simplement parce qu’on sait déjà que la réaction que l’on a programmée n’est pas la bonne, qu’elle tombe comme une sanction, sous le coup du désespoir et de la douleur, alors là même que l’on voudrait juste que ces bras protecteurs, ce regard bienveillant tout comme cette voix tendre et sincère ne soit pas un souvenir qui tranchent ainsi le cœur mais juste… encore là maintenant… C’est l’histoire d’une musique, torturée et d’une dualité constante.

C’est l’histoire d’une histoire dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants. C’est l’histoire d’une souffrance d’entrer dans les certitudes d’une ignorance et du silence, de tout ce qui fait si mal maintenant que le couperet est tombé. C’est l’histoire d’avoir choisi simplement de se mutiler. Il ne s’agissait pas de savoir si le faire ou pas, mais juste un détail du choix du membre. Le cœur n’est plus qu’une pompe biologique, le reste n’est désormais que douleurs de souvenirs qu’ils soient doux ou dans la torture, l’histoire de ne juste pas savoir comment faire, du désespoir de se sentir encore une fois si peu à la hauteur qu’on abandonne et qu’on fuit plutôt que de se battre, se disant qu’on a forcément déçu encore une fois, pour mériter ainsi telle réaction, pour retomber dans l’anonymat pour qui on ne voudrait pas. C’est juste le début de ce chemin à parcourir, sinueux et plein d’embûches où il faudra bien admettre un jour qu’on a perdu simplement ce qui pouvait vraiment rester de soi. L’histoire d’un manque à la vie qui rend définitivement amères toutes les victoires et dont le remède c’est lui, même s’il n’en saura jamais rien puisqu’il y a bien longtemps maintenant qu’on est devenu dans sa tête juste un vague souvenir qu’on a effacé alors que… l’on continuera malgré soi, le cœur retourné dans l’estomac… Et puis de toute façon à quoi bon, même si on a envie, on sait qu'il ne passera pas par là. Entre un emploi du temps très bien rempli et un vague souvenir bien vite effacé, les probabilités restent faibles. Et puis, après tout, c'était tellement facile de clore la porte, par un mail après nuit blanche qui exposait tant de sincérité pour ne finir que par deux phrases de mensonges et un post-scriptum en forme de baroude qui ne sert qu'à se faire un peu plus mal à soi-même... C'est la vie... Enfin, il parait... Et on écoute encore et toujours cette musique si prenante, si pleine de soi et de toute cette torture qu'on sait qu'on doit affronter simplement parce que l'on a pas le choix, simplement parce qu'on fait le rêve fou de voir l'oiseau de feu venir chercher et dire "non ! stop ! je ne suis pas d'accord" mais que c'est juste un rêve aussi étrange que fou, un rêve qui ne se réalisera pas puisque c'est ainsi, et que l'on reste un vague souvenir effacé dont on sait qu'il ne préoccupe ses pensées...

C'est l'histoire d'un requiem en forme de confession, un tête à tête avec soi-même, à défaut d'être avec... Lui.


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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 00:58

Des mots fatidiques qui tombent comme un couperet. S’y attendre et s’y être préparé… Il aura fallu quelques examens, deux trois analyses, des radios et puis… il est là, juste en face. Vêtu d’une blouse blanche dans cette atmosphère si aseptisée. Une vague odeur d’antiseptique qui flotte et atteint les narines. Des murs peints dans l’espoir de faire paraître un peu de chaleur à cet endroit si froid. Ses mots sont doux, apaisants tandis que ses yeux sont graves. Quelque chose d’étrange donne une atmosphère presque… Alors c’est pour bientôt ? Il ne faudra pas tarder. Bientôt ce symbole de féminité disparaîtra et puis viendra ensuite un traitement. Rien n’aurait pu laisser supposer que cela arrive. Pourquoi soi ? Toujours cette même question fatidique qui tombe chez chaque patient. Toujours cette même interrogation qui s’envole et se perd sans jamais trouver de réponse. Là, tout de suite, c’est juste une impression d’être ailleurs, une impression d’entendre au loin le discours qui se voudrait combatif et rassurant à la fois. L’entendre ? Oui ; l’écouter ? Non. Les mots prononcés plus tôt ont laissé une certitude à la place des doutes qui demeuraient depuis quelques temps. Cette certitude s’est faite guillotine tandis qu’en face, Marie-Antoinette sait qu’elle va perdre d’elle-même. Etre là sans y être vraiment… Juste par la présence physique car il y a bien un bon nombre de minutes que l’esprit s’est évadé de cette pièce où maintenant le corps étouffe d’y être. Il s’éloigne doucement, suivant le cours des pensées. Après… Après cette mutilation programmée viendra ces séances de poison. Il faudra alors s’y soumettre et puis peu à peu on verra une autre transformation, tout aussi brutale que la précédente. Devoir se confronter à cette inéluctable poison sensé sauver. Quel antagonisme que de s’empoissonner volontairement pour mieux combattre cette infecte mutation cellulaire. S’empoisonner pour se sauver. Pourtant bientôt, juste passer les doigts dans les cheveux, geste si machinal, deviendra un enfer. Des mèches tomberont encore et encore, s’effilocheront dans les mains. Y penser d’instinct. L’appréhender. Quel symbole pire que celui-ci pourrait donner le ton ? Maintenant, juste vouloir se sauver de cet endroit, s’échapper de ces murs qui veulent hypocritement faire croire à une chaleur humaine qui n’existe pas. Se réfugier et courir. Où ? On ne sait pas ? Vers quoi ? Vers qui ? Y aurait-il quelqu’un pour ça ?


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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 05:08

Se dire qu’il faut dormir, être raisonnable, que c’est bon pour soi, ça reste un discours assez simple, simpliste et soi-disant raisonné. Cependant, il y a des moments où il n’est pas si facile de se plier à cette « sagesse ».

 

Que faire d’un cas de conscience… Et voilà une croisée des chemins bien peu banale. Se préparer à affronter l’ennemi c’est finalement pas le plus dur. On monte des dossiers, on planche sur les argumentaires, on fait ressortir l’essentiel. On tente même d’avoir l’esprit assez tordu pour parer aux diverses attaques auxquelles on risque de faire face. Tout est assez clair. La cause, en elle-même est véritablement juste, ce qui, bien sûr, motive encore plus, donne davantage de rage de vaincre. Et puis, d’un coup, ça survient et on se retrouve, alors qu’on se battait depuis longtemps, au carrefour d’une question de conscience. Certes l’autre, l’ennemi, est assez pervers dans ses attitudes pour avoir conduit à prendre place dans ce « combat » et cette lutte acharnée ; la guerre psychologique qui s’est alors instaurée a été jusqu’alors le moteur de cet entêtement. Face à l’incompétence, le manque totale d’humanité, l’imprudence qui risque l’homicide, il est clairement établi qu’on ne peut que s’élever contre cela. Cependant, là, maintenant, tout est clair et pourtant… derrière tout ça on se rend compte qu’on s’est déshumanisé face à l’autre. Il était le pire et on lui a offert le pire. Qui donc, des deux est devenu le pire justement ? C’est bien là que se pose la question. A vouloir combattre pour une cause que l’on pensait si juste on se rend alors compte que seulement en abattant l’adversaire, on ne pourra faire vaincre celle-ci. Cependant l’abattre c’est le priver de son moteur, de ses ambitions, de ses aspirations tant sur un plan professionnel que sur un plan privé. On a presque du dégoût de soi de savoir qu’on va plus ou moins agir en détruisant l’autre. On n’aurait pas voulu ça. On s’y est trouvé obligé et puis maintenant, face à cette réalité, on n’encaisse pas vraiment. L’autre, c’est encore son problème, sa responsabilité… Mais qu’en est-il de sa famille, de ses proches, de ses enfants. Agir contre lui engendrera alors une somme de conséquences pour ces tiers qui n’ont rien à voir ici avec la cause que l’on défendait au départ. On se tient éveillé. On a beau savoir que cette cause est juste, on a du mal à l’avaler. Démolir l'autre, quelles que soient ses fautes, quel que soit son comportement, on en devient dépité. Tous ses arguments donnent il le droit qu'on agisse ainsi ? Sur un plan légal, bien sûr ; sur un plan moral... c'est bien là la question de ces insomnies qui perdurent... Une potentielle victoire qui s’annonce à un goût bien amer. On aurait tellement voulu que tout se passe en douceur, différemment. Quel dégoût ! On est juste cassant, sans cœur, ignorant de la définition ou voire même de la moindre notion des sentiments : il ne pourrait en être autrement puisque c’est ainsi que l’on agit. Et pourtant. Etre ainsi perdu au milieu de tout cela. Ne pas être en mesure de relativiser. On ne peut que constater que plus le temps passe, plus on s'efface, comme l'empreinte dans le sable, balayée par le vent. On a beau savoir qu'on est là, présent dans le combat, partie prenante dans l'action, on oublie pas tout ce qu'on risque encore de causer. On aurait voulu pouvoir s’adresser à qui aurait pu être disposé à écouter, juste pour savoir relativiser mais non, on fera rien parce que finalement on sait pas et puis de toute façon on veut pas déranger. On fait assez de dégâts là, alors on va pas en rajouter de l'autre côté en s'imposant. On est peut-être juste devenu impitoyable, froid comme la glace, dur comme la pierre et invisible comme l’air (pour reprendre une expression empruntée), en somme juste devenu aussi déshumanisé que celui qu’on se voit affronter. On se retrouve juste parmi des doutes, des craintes, la peur au ventre sans savoir et sans pouvoir trouver la confiance d’en parler. Envie de tout lacher, juste parce qu’on sait même plus si on manque de cœur ou pas, juste parce qu’on a trop l’impression de s’être robotisé dans les lois, perdu dans les textes, réfugié dans les arguments avec la démolition en règle et légale d'un sujet et au final on aura quoi : un miroir et le manque de courage d’y faire face peut-être…

 

 


Par Tibou - Publié dans : Tête à tête confidentiel - Communauté : over-blog
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Présentation

Parfaite dans mon imperfection.
Je reste un ptit rien dans un monde de tout...

Dans le feu de la vie jusqu'au bout du noir de la nuit, se laisser prendre par ce silence assourdissant. Fermer les yeux et entendre enfin les notes de musique qui viennent envahir l'être, le faisant vibrer jusqu'à ce que son âme se mette à nue, offrande de la pensée. Carpe diem...



Place à l'écriture, à la délectation des mots, à l'expiation des maux, à la musique qui leur donne vie et aux sentiments qui s'en font muses, puisque... tu parles, tu parles c'est facile, même sans y penser...


              

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Si j'avais su te dire

Sous les écailles grises
d' une coquille d' huître
dort une perle de nacre.
Et la mer se retire,
affleure les récifs
d' une barrière de corail.

Si j' avais su te dire...


A quoi bon l' immortelle?
cette fleur tout à fait morte
dont les pétales fanés
se dessèchent sous un globe.
Je préfère l' éphémère
dont le vol argenté
me rappelle à jamais
un éternel été.

Si j' avais su te dire...


Les mots se dissimulent,
les lettres se minusculent,
dans l' espoir d' une virgule.
En suspension.
Sous perfusion.
Trois petits points de suspension.


Mais voici déjà l' heure
où les ombres s' allongent,
où le mystère émerge
du pays des mensonges.
quand la lame de fond
des souvenirs remonte.
Où trouver l' élégance
de garder le silence?

Si j' avais su te dire...


Les mots se dissimulent,
les lettres se minusculent,
dans l' espoir d'une virgule.

En suspension.
Sous perfusion.
Trois petits points de suspension.


Et quelqu' un reprendra
cette chanson pour toi
avec des mots plus forts,
avec des mots plus justes.
Chanter à ta mesure,
ce que je n' ai jamais su.
Mais je n' ai jamais su
chanter à ta mesure.

Marc Seberg 

Veiller tard

Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève.
La plainte douloureuse d'un chien qui aboie,
le silence inquiétant qui précède les rêves
quand le monde disparu, l'on est face à soi.

Les frissons où l'amour et l'automne s'emmêlent,
Le noir où s'engloutissent notre foi, nos lois,
Cette inquiétude sourde qui coule dans nos veines
Qui nous saisit même après les plus grandes joies.

Ces visages oubliés qui reviennent à la charge,
Ces étreintes qu'en rêve on peut vivre 100 fois,
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines,
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard.

Ces paroles enfermées que l'on n'a pas pu dire,
Ces regards insistants que l'on n'a pas compris,
Ces appels évidents, ces lueurs tardives,
Ces morsures aux regrets qui se livrent la nuit.

Ces solitudes dignes du milieu des silences,
Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées,
Ces ambitions passées mais auxquelles on repense
Comme un vieux coffre plein de vieux joués cassés.

Ces liens que l'on sécrète et qui joignent les être
Ces désirs évadés qui nous feront aimer,
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines,
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard

 

J-J. Goldman

Des humeurs en images


Version intimiste "des bêtises" E. Fregé

 "Madagascar" - Guns n'roses

Ces raisons là qui font que nos raisons sont
vaines. Ces choses au fond de nous qui nous
font veiller tard...


"Acacia" - Julien Doré

Malgré tout, je vais bien ne t'en fais pas...

Confidence pour confidence - J. Schultheis


Damien Rice & the blower's daughter

Un petit clin d'oeil ;-)

Heu... I will pas survive de cette façon hein !

Naturally 7 en live dans le métro à Paris


"Lemon tree" - Fools Garden : j'adore !


L'aigle noir de Barbara...

Yngwie Malmsteen & The New Orchestra of Japan

A écouter encore et encore, sans modération !

Les mots bleus - Christophe / J. M. Jarre

Les paradis perdus - Christophe

On dirait... Le Sud - N. Ferrer

 
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